Tout dépend de ce que vous appelez « le top ». Si vous parlez des prénoms en M les plus portés, toutes générations confondues, Michel arrive en tête avec 820 800 porteurs en France, devant Marcel (470 700) et Maurice (337 700). Si vous parlez de ceux qu’on donne aujourd’hui aux nouveau-nés, c’est Maël qui domine : 10e prénom de garçon en 2025, avec 2 700 naissances. Deux classements, deux questions différentes. Cet article se limite à la France et aux données actuelles : aucun classement fiable n’existe pour 2094.
Michel, Marcel, Maurice : les prénoms en M les plus portés
Ce palmarès cumule toutes les générations, de 1900 à 2024. Il dit combien de personnes portent un prénom, pas combien de parents le choisissent aujourd’hui. Pour Michel, Marcel et Maurice, seul ce cumul est documenté : rien n’indique ici qu’ils soient encore donnés.
| Prénom | Porteurs en France (cumul historique) |
|---|---|
| Michel | 820 800 |
| Marcel | 470 700 |
| Maurice | 337 700 |
| Maxime | 225 700 |
| Mathieu | 152 800 |
| Mathis | 89 600 |
Maxime (5e du palmarès historique), Mathieu (6e) et Mathis (10e) sont les classiques installés qui se rapprochent le plus des goûts actuels. Leur nombre de porteurs est élevé, mais je n’ai ici ni rang ni effectif de naissances récentes pour eux : vérifiez-les avant de conclure qu’ils sont « à la mode » ou « démodés ».
Maël en tête des naissances récentes, Malo, Mathéo et Maxence derrière
Côté naissances 2025, selon le classement INSEE :
- Maël : 10e rang, 2 700 naissances
- Malo : 22e rang, 1 730 naissances
- Mathéo : 89e rang, 695 naissances
- Maxence : 92e rang, 675 naissances
Maël est donc très courant : vous croiserez facilement d’autres Maël à la crèche ou à l’école. Malo reste fréquent, tandis que Mathéo et Maxence sont nettement moins répandus, avec environ quatre fois moins de naissances que Maël (2 700 contre 695 et 675).
Attention à l’arrondi : les effectifs INSEE sont arrondis au multiple de 5 le plus proche, pour chaque année et chaque sexe. L’écart de 20 naissances entre Mathéo et Maxence ne permet pas de dire que l’un est vraiment plus populaire que l’autre. Et ne comparez jamais les porteurs cumulés du premier tableau avec les naissances d’une seule année : les deux chiffres ne mesurent pas la même chose.
Maël : très demandé, mais déjà un cran plus bas qu’en 2020
Maël affiche environ +320 % en cinq ans, l’une des plus fortes hausses chez les garçons en France. Pourtant, il était 8e en 2020 et n’est plus que 10e en 2025. Le volume reste élevé, mais le rang a légèrement reculé : un prénom peut être très donné tout en ayant passé son sommet.
Pour dater correctement ce que vous lisez, retenez que les chiffres de Maël changent d’une année à l’autre. Pour 2024, deux chiffres circulent selon la source de classement (3 419 et 3 030), d’où le choix de s’en tenir ici à 2025. Si vous visez un prénom au sommet de sa vague, Maël correspond ; si vous préférez un prénom plus discret, regardez du côté de Mathéo ou Maxence.
Pour lancer votre liste, rangez vos candidats en trois groupes : très courant (Maël), classique installé (Maxime, Mathieu), moins répandu (Mathéo, Maxence). Puis vérifiez chaque prénom précis dans les données INSEE, disponibles en open data de 1900 à 2024, pour voir sa courbe année par année. Et si le choix du prénom se joue à deux, il peut valoir le coup de regarder comment d’autres parents ont tranché pour le prénom de leur bébé.